RETOUR SUR LES RENCONTRES TERRITORIALES A A NOMENY ET SAINT-MIHIEL – L’EPFGE échange avec les élus et acteurs publics de Meurthe-et-Moselle et de la Meuse
Le 1er octobre 2024, Antony Caps, président du Conseil d’Administration de l’Etablissement Public Foncier de Grand Est, Alain Toubol, directeur général de l’établissement public et leurs équipes ont accueilli des élus en mairie de Nomeny. Deux jours plus tard à Saint-Mihiel, Xavier Cochet, maire de Saint-Mihiel et Régis Mésot, président de la communauté de communes du Sammiellois, recevaient les représentants de l’EPFGE en présence de Xavier Delarue, préfet de la Meuse et Franck Menonville, sénateur.
Après de nombreuses années de partenariats dans les départements de Meurthe-et-Moselle et de la Meuse, l’EPFGE proposait d’échanger et de débattre sur l’intervention publique dans le tissu urbain. Plus précisément sur les friches industrielles et le bâti vacant ou dégradé et sur l’ingénierie foncière, en études et en travaux, que l’établissement est en mesure d’apporter. Créé en 1973 sous l’impulsion des départements de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle, il a progressivement étendu ses compétences aux départements des Vosges, de la Meuse puis en octobre 2020, aux départements de l’Aube, des Ardennes, de la Haute-Marne et de la Marne.
L’Etablissement Public Foncier de Grand Est poursuit ainsi ses déplacements à la rencontre des élus et acteurs publics. Il était à :
- Chaumont le 7 février 2023, plus d’infos cliquez ici
- Châlons-en-Champagne le 28 juin 2023, plus d’infos cliquez ici
- Troyes le 10 septembre 2024 et Charleville-Mézières le 12 septembre 2024, plus d’infos cliquez ici
Au moment de la réécriture de son Programme Pluriannuel d’Intervention (PPI), l’EPFGE a partagé ses ambitions pour le futur en termes de recyclage foncier, de sobriété foncière et de transition écologique, comme l’a souligné son président, Antony Caps.
Ses ambitions d’adaptation aux besoins des territoires des plus urbains aux plus ruraux, de contribution à l’amélioration de la qualité de vie et aux différentes temporalités ont aussi été évoquées par son Directeur Général, Alain Toubol. Il a expliqué que le pas de temps standard de l’établissement est celui du moyen terme, c’est-à-dire environ cinq ans, le temps d’une réflexion en amont, de la maîtrise foncière, le temps pour la collectivité d’approfondir son projet. Mais l’établissement est également en mesure d’intervenir dans un temps court quand un prospect industriel fait part de son intérêt pour un site donné. Alain Toubol a aussi souligné la question de l’anticipation ou de l’inscription dans un temps long. « Il apparaît nécessaire d’identifier des endroits stratégiques, de prendre le temps de la négociation foncière, des études et de la préparation des sols ». De plus, Alain Toubol a souligné que la transformation urbaine prenait du temps et « qu’elle demandait de la ténacité et de la constance. Pour faire murir une idée, le chemin peut être long ».
Alain Toubol a expliqué que l’EPFGE procédait au portage foncier pour les collectivité sans répercuter de frais d’intervention. « Que le bien se soit apprécié ou déprécié pendant la durée de portage, le prix de cession correspondra au prix d’acquisition par l’établissement auquel s’ajouteront les seules dépenses liées aux taxes foncières et à l’entretien voire parfois à des frais de sécurisation ou de gardiennage. On ne répercute pas aujourd’hui le temps passé par les équipes ».
A Nomeny, une quinzaine de personnes ont participé à la rencontre. Au titre des interventions, on peut notamment relever celles de :
Laurent Trogrlic, maire de Pompey et président de la communauté de communes du Bassin de Pompey regroupant 41 300 habitants, qui a souligné l’intérêt des sites clés en main, mobilisant du foncier pour la réindustrialisation. Il observe une grande pression des logisticiens. Au-delà des sites clés en main, la sobriété foncière oblige à repenser la maîtrise foncière publique pour que les collectivités gardent la main en la matière.
Philippe Monaldeschi, maire de Foug (2 600 habitants) près de Toul, témoigne de l’intervention de l’EPFGE dont sa prédécesseur Michèle Pillot était à l’initiative. Une aire de respiration a été créée au sein du tissu urbain. Il souligne qu’il faut savoir prendre le temps, ne pas nécessairement voir déboucher l’action sur la durée d’un mandat mais travailler pour l’avenir de la commune. Il évoque une nouvelle opération en cours sur le désengorgement de l’entrée d’une rue sur le point d’aboutir grâce à l’EPFGE.
Serge Feger, maire de Champenoux (1 700 habitants), découvre l’outil EPFGE. Il observe que d’autres petites communes ne connaissent pas l’accompagnement que peut apporter l’établissement. Il souligne donc l’importance de ce type de réunions. Il lui semble essentiel d’arriver à se projeter sur une décennie. Il note que l’EPFGE s’engage aux côtés de collectivités avec d’autres partenaires en termes d’ingénierie territoriale.


A Saint-Mihiel, plus d’une vingtaine de personnes ont participé à la rencontre. Au titre des interventions, on peut notamment relever celles de :
Xavier Cochet, maire de Saint-Mihiel, qui a manifesté de l’intérêt pour les démembrements de propriété que l’EPFGE est capable de mener dans certaines opérations à caractère économique.
Pascal Pichavant, maire de Troyon, village d’environ 230 habitants, s’interroge sur les interventions possibles de l’établissement dans les zones rurales. Il a été invité par Alain Toubol à se rapprocher des équipes de l’EPFGE pour examiner un accompagnement en fonction du projet développé.
Xavier Delarue, préfet de la Meuse, considère que la capacité d’ingénierie d’un organisme tel que l’EPFGE est essentielle pour un département rural comme la Meuse.



